The Prophecy (prononcé avec un beuglement si grave que tu n'as plus de tympan).

The Prophecy (prononcé avec un beuglement si grave que tu n'as plus de tympan).
Un jour, j'ai discuté avec un type lorsque j'attendais le train qui devait me conduire au Sanctuaire, en Grèce, où je devais exécuter un job d'été au service de sa Sainteté Athena. Cela remonte à un peu plus de deux décennies maintenant... J'avais à peine rencontré celle que je croyais mon ame soeur. Diantre!

Sur le quai, nous avions sympathisé en parlant de champ de pavots. Il m'apprit, durant la discussion, de nombreuses choses sur son pays, dont il refusait de me donner le nom, me contraignant à deviner lequel était-ce. J'ai jamais trouvé, et cet échec me frustra au point de me faire tatouer sur le coeur: "I'm a looser".

Mais de tout ce qu'il me conta, une chose me fascina plus que le reste. Une de ses légendes ancestrales sur le venue d'une félicité, là où les temps sont propices à la paix entre chaque homme. Une sorte de descente du Paradis sur Terre. Ce genre d'histoire me plait, et me parle bien huhu.

Cet homme disparut, sans que je m'en aperçoive, dans les flots de voyageurs qui séparèrent nos chemins. Mais son récit, je le retranscris enfin en mots, de peur que les paradis artificiels me volent à jamais ma mémoire et ce souvenir. Petit résumé de ce que je me rapelle.

Posons le décor. Une civilisation en déclin, des peuples s'entretuant, le décadence et le vice dans tous les coeurs. L'humanité fonçant dans un mur couvert de lignes à haute tension et dégoulinant de poison. A tout probleme, faut une solution. Pour les gens de ce pays que je ne connais toujours pas, l'intervention divine ne saurait tarder pour purger ce mal aux tentacules acérées. D'où son entrée.

Mais la particularité est que cette venue messianique est annoncée differemment des autres grandes religions. Pas de monothéisme ici, que nenni. Mais on pourrait parler de duothéisme, je crois. Deux divinités foulant le sol des mécréants impies. Un entité féminine et masculine. L'une se dénomme Lait-Ah, l'un Legahto.

L'une est si belle que tous les hommes s'arracheraient le coeur pour le lui offrir. Meme son compagnon de guerre divine eut du mal à lui résister, mais il apprit progressivement à la considérer simplement comme sa plus proche amie et confidente (quant aux plans de combat, de lavage de cerveau et de dictature internationale à instaurer). Car l'amour, pour un dieu ou un mortel, est une chaine entravant la liberté, qui peut meme parfois serrer si fort la chair qu'elle y laissera des marques éternelles. Son intelligence et sa maturité précoce font d'elle une excellente guerriere, avec un sens aigue de la justice (et du mauvais caractère lorsqu'elle considère que ça marche pas comme elle veut). Seulement, elle s'amourache souvent de mortels qui n'en valent pas la peine. Dans sa mission, cela risquerait de lui etre fatale, mais lui pense qu'elle apprendra vite sous la caresse de ses conseils.

L'autre est... Heu... Sur ce passage là, je ne me rappelle plus très bien ce que le type me confia. Mais c'est un mec cool.

La haute hiérarchie céleste leur confit une mission, d'extreme importance.

Purifier le monde. Se faire adorer dans des temples collossaux. Insufler de la raison aux ames. Tenter de sauver les plus pervertis. Boire tous les tonneaux de rhum et de vodka du monde pour que les gens sauvent leur foie, et gardent l'argent ainsi économisé pour acheter des produits dérivés aux images des deux anges salvateurs, si célestes que lors d'un magnifique coucher de soleil, leurs cheveux étincellent de milliers d'étoiles, qui font se prosterner les mortels ébahis.

Ce règne serait l'Apocalypse. La Terre cédant la place au Paradis, les portes de l'Eden Infini s'entrouvant pour tous. Ce que chaque croyant en ce monde, qu'importe à qui leur foi est vouée, attend depuis des siècles... Leur aura bénira les terres et les coeurs...

Le monde risque chaque jour la destruction pur et simple. Car en effet, ce qu'enfin les préceptes inconnus de l'homme contenaient etait la possibilité d'une séparation des deux etres divins, refusant de coupler leur puissance dans ce périple brutal mais nécessaire, où chaque humain sera jugé par cette double autorité justicière.
Leur colère pourrait tout engloutir: quand l'une fait la peste, quand l'autre fait l'asociable rancunier.
Mais les séismes terrestres cessent lorsque ces stupides querelles prennent fin, laissant chuter du ciel leurs épées sacrées, frappant les terres désertiques et lacérées, provoquant la naissance d'immenses champs de roses rouge-sang.
Leur puissance est réelle. Leur aura spirituelle est la meme. Et tant qu'ils ne s'oubliront pas, ce monde sera sauvé, et leur pouvoir ne fera qu'augmenter.

Les prophéties, ça se réalise sans mode d'emploi?

Bordel!

# Posté le lundi 10 août 2009 16:08

Modifié le lundi 31 août 2009 04:03

The great ascent of the glasses.

The great ascent of the glasses.
"Donnes-moi tout ce que t'as".

Cette réplique est devenu si courante que ça? Ou as-t-elle toujours existé? Vos avis ne seraient pas de trop, humbles visiteurs qui foulaient mes misérables terres.
Parfois cette meme réplique est sous-entendue, comprise dans d'autres paroles mielleuses et pleines de promesses. Ce que j'admire chez l'homme, c'est son don de manipulation. Ce vice s'immisce autant dans le politique que dans la religion, se love dans la séduction et les sentiments,... L'humanité en est verreuse.

Bref, là je creuse trop profondémment la réflexion, m'écartant du but premier de cet insipide article à faire vomir un chat mort, meme si une voix (toujours la meme) s'acharne sur mon ame, me pressant de développer un peu plus l'étendue de notre vice. Serai-je capable de repondre à une telle requete?

P'tain de quoi voulais-je parler... Ah oui. On peut plus se balader pépère en ville passée une certaine heure ou quoi? N. n'avait qu'un désir en cette froide soirée où régnait dans l'air un 25°. Balade en solitaire, avec musique divine et batons de tabac comme unique paquetage. Ne parler à personne. Seule avec lui-meme. Seule avec sa haine. Comme cela a toujours été le cas. Et tenter une nouvelle fois d'attraper au vol la main de la sérénité. Mais une fois n'est pas coutume, c'est un échec. Cependant l'espoir est toujours là, et il se dit qu'il réessaiera jusqu'à la venue du trépas. Il est temps de rentrer pour demain s'il veut gagner de la thune et payer le loyer de son antre hideuse.

L'envol de l'ame, quatrième du nom, résonne dans ses oreilles. Les yeux rivés sur la fontaine, puis sur l'horloge de la mairie... Il est pas trop tard, cela lui fera assez de sommeil.

Un type l'interpelle, quittant le banc où il discutait avec ses compagnons autour d'une bière de sous-marque. Cheveux blonds et courts, visiblement plus grand que lui (1,80m), d'apparence sympa, probablement éméché. N. se voit forcé de sortir de son cocon musical, pour écouter sa requete.

"T'as pas une clope?" - "Non mec, c' est ma dernière qu'je fume".
Ce n'était pas la vérité, et il le sentait puisque N. ne sait pas mentir, ses paroles transpirant à chaque fois cette réalité. En fait, il ne lui en restait qu'une, et N. avait dejà planifié son sort: "Tu te consumeras à l'embauche!", lui avait-il promis.
Le type insista maintes et maintes fois, questionnant si c'était vrai, s'il n'avait meme pas une petite roulée, s'il ne pouvait pas lui laisser "tirer une petite taffe", tout ceci en lui prenant amicalement le bras histoire qu'N. ne puisse pas continuer son chemin. L'agacement commençait à monter en N., lui maintenant de plus en plus énervé qu'il ne pouvait faire oeuvre de charité envers sa personne.
Apres tout, si ce tocard peut s'acheter de la biere, il peut se choper des clopes, et meme, ses amis bien installés sur le banc d'à coté pouvaient bien dépanner leur "gros". N. ne vit donc aucune raison valable de lui céder sa derniere cigarette.

Voyant que le refus de sa "victime" se précisait de plus en plus... "Donnes-moi tout ce que t'as". La goutte d'eau qui fait déborder le vase. N. est un type calme et patient, mais y a des limites. C'est alors que tous ses principes tirés du culte qu'il voue à la sérénité s'enfuirent aussi rapidement qu'une coupure d'électricité. Il allait exploser: "Fous-moi la paix et retourne à ta soirée". N. repoussa le bras du "pseudo-racailleux" qui genait son passage. En reponse, l'affreux, frustré, frappa d'un coup de pied aux jambes le marcheur nocturne.

Le vase déborde à grands flots. Une sensation inconnue. Et un souvenir désormais brumeux à souhait.

Le sang de N. ne fit qu'un tour. Lui faisant face à nouveau, l'eau qui dort lui rendit son coup de pied en fracassant le sien dans sa cheville, puis une pulsion soudaine enchaina brutalement un droit dans sa machoire.

La biere dansa dans les airs, bénissant ce flot de violence, et comme appelées par les dieux, ses lunettes s'élevèrent dans les cieux.

Choqué par son geste, les mains tremblantes, N. s'en revint au cercueil morphéen. Meme si la justice avait triomphé, c'était au pris de la perte du controle de son etre.

"Aussi pitoyable que le reste", lui dit une voix alors que le sommeil commençait à s'emparer de son corps, "Tu as agi conformément aux préceptes de ce monde... Tu sais, ces écritures universelles, gravées dans chacunes de nos cervelles... Celles que tu hais tant."

...

# Posté le samedi 08 août 2009 11:46

Modifié le samedi 08 août 2009 20:01

Licencié en Droit! Héhé! Voilà... Bon bah... Qu'est-ce-que je vais faire maintenant?

Licencié en Droit! Héhé! Voilà... Bon bah... Qu'est-ce-que je vais faire maintenant?
Mes yeux s'ouvrent enfin. Une sensation étrange... Une éternité dans les geôles morphéennes. Apres une paralysie de quelques minutes, mes membres semblent se raviver et retrouver leur couleur rosé. Mon souffle se calme. Malgré ce corps ankylosé, j'arrive à me dresser sur mes jambes fatiguées. L'instinct me fait faire un pas en arriere, m'alertant que mon équilibre est encore précaire. Ce sommeil venu de je ne sais où ne fut en aucun cas réparateur. Au contraire, épuisé, mes mains se posent sans me demander sur mes genoux. C'est alors que courbé, ma tete se lève vers l'horizon. Mon regard est encore flou, mes paupières me semblent de plomb. Mais, progressivement, je retrouve la pleine capacité de ce sens.

Débute la consternation.
Une plaine labourée et meurtrie, des arbres couchés et roussis, des ombres informes et fumantes... Comme si la vie avait fui cette terre inhospitalière.

Suit l'incompréhension.
"P'tain mais qu'est-ce que je fous là?". A l'aide de pas hésitants, je traverse ce pays désolé. Le visage blasé de ne croiser aucune autre forme de vie que la mienne, mon esprit tombe en léthargie, et ce n'est rien d'autre qu'un amas de chair et de sang qui avance, se guidant par la grâce du vent.

D'un coup, ma mémoire convulse et d'innombrables souvenirs affluent. La douleur si intense me fait chuter à terre, les genoux s'enfonçant dans la poussière, mes mains étreignant ma tete comme pour tenter vainement de la soulager. Un éclair frappe la défunte plaine, et la souffrance se disperse dans tout mon etre pour finalement en disparaitre.

Le temps de l'Apocalypse unipersonnelle sonne. Pleine de sagesse, elle réclame le trône. A bout de force, je n'ai d'autre choix que de la laisser pénétrer mon esprit. Le brouillard s'efface, la lumière jaillit.

Cette terre fut le théâtre d'une guerre de trois ans. Seul, j'étais voué à ma perte, et au bout de la première année, le destin me prédisait qu'il serait mon bourreau. Mais je fus plus coriace. Et l'image de mon épée traversant jusqu'à la garde le corps résigné de l'ennemi imprégna soudainement mon esprit. La victoire est mienne.

Athéna! Je te la dédie! Et à tous ceux qui m'ont soutenu, en connaissance de cause ou meme sans le savoir. A ceux qui sont toujours là, mais egalement aux autres qui ont quitté ma vie. Merci.
Et merde, j'écris des trucs sentimentaux maintenant, ça transpire l'émotion... Mes yeux se révulsent et j'ai envie de vomir... Huhuhu.



# Posté le dimanche 12 juillet 2009 13:02

Virée nocturne suite à l'encensement du son.

Virée nocturne suite à l'encensement du son.
Allez... Un dernier article obsidien... Huhu... S'il vous plait, c'est mon péché mignon. Alors je vous prie d'etre indulgent et ne lisez pas si cela vous révulse! Après, je promets devant Athena d'enterrer ce vice. Et d'entrouvrir les fenetres de ce monde virtuel, histoire que la lumiere inonde ces lieux où, parait-il, l'on cultive la noirceur. Esperons que, par cette folie, je n'en devienne pas aveugle.

Les étoiles... Y a rien de plus éloigné. Je me plais à les admirer. Surtout dans cette campagne chevauchant aussi bien Dordogne que Limousin. Si j'étais un rappeur, représenterai-je le 24 ou le 87? Réflexion intense. Meme si le pare-brise est pas trop nickel, j'aime bien regarder tout ce qui est stellaire. Et qu'un virage serré s'annonce. Meme en plein phare, la lumiere n'éblouit pas trop leur beauté. Ce virage est géré d'une main de maitre. Dans mes veines, mon sang bout, créant une pulsion à meme de me faire vibrer pour la vitesse. Huhu ces petites routes en scoot, je les ai fais tellement souvent... C'était le bon temps. Le pied s'enfonce et mon etre s'exalte. Dans mes veines, mon sang bout, gorgé de rhum et de biere. J'suis trop con. Mais aucune autorité ne me sanctionnera! J'ai le niveau Licence de Droit! Je connais les rouages de leur foi! Et quel pied d'apprécier ce ciel magnifique... Et Septic Flesh résonne dans cette carcasse d'acier... J'aime.

L'ame d'un looser à ses heures perdues. Mais sa puissance n'est plus à prouver. Il vaincra, et se délectera de la lumiere.

Et au pied du lit, Kells résonne... Le Vide... Elle... Ce souvenir... J'avais jamais réécouté depuis... Cela fait mal... Mais c'était beau... Cela l'est toujours... Mais differemment... Bon il est temps de stopper l'avancée des larmes en les massacrant jusqu'à la derniere... N'écoutons plus ces sons maudits.

Madman! You're insane!

# Posté le dimanche 21 juin 2009 20:07

Modifié le dimanche 21 juin 2009 20:20

Encore une journée des plus magnifiques! Deux à la suite! Grands dieux!

Encore une journée des plus magnifiques! Deux à la suite! Grands dieux!
Tiens... Et si on continuait avec les vieux articles gorgés de noirceur? J'ai simplement envie qu'un océan de haine déferle quelque peu sur ces pages. Et oui! Je décide et tranche des choix! Comme un grand! Sans que personne n'ait à décider à ma place, m'ignorant moi-meme dans ma plus grande bonté altruiste!

So... Wake up hate! Come to dance with this meaningless life!

Cela ne ressemble-t-il pas à la définition d'un Dieu? Un pouvoir absolu de decision. Celui de prendre la vie. Ou de détruire ce qui fut construit. Une autorité transcendantale. Foutaises.

Mais ici, l'unique architecte de la réalité n'est autre que mon humble petite personne. Selon mon jugement, j'aime et je hais qui le mérite. Une goutte d'eau dans un océan titanesque certes (ou plutot heureusement), mais si cela peut panser les maintes blessures qu'arborent cette chose qui bat dans mon etre. Ce coeur, je l'avais confié à des mains angéliques. Et je le retrouve une fois de plus en lambeaux, les etres célestes se plaisant à le sacager, l'humilier, le jeter contre les murs ou jouer à l'apprenti-chirurgien avec de véritables instruments d'acier rouillés. Pourquoi m'avoir doté d'un coeur aussi faible et sensible? Sa fragilité paralyse tout mouvement et volonté.

Mon cher et petit coeur, n'est-il pas temps de te reforger? Moi-meme, en forgeron je m'improviserai. Tu seras ma fierté, mon oeuvre, ma beauté. A plus personne, tu n'auras besoin d'etre confié, car de tous ces sentiments futiles tu seras sevré. Réjouis-toi! Et l'espoir des beaux jours, celui qui se muait en profonde déception quand il penetrait ta chair, s'écrasera en milles fracas sur ton aura de fer.

S'il était une entité divine, il réduirait à néant ces personnes sans aucune profondeur et ouverture d'esprit, sans aucune constitutionnalisation du droit à la défense. Il se trouve que lui aussi est capable de refuser d'accorder une seconde chance. Et désormais, meme le charme d'une déesse ne pourra empecher sa main d'accomplir tous ses plus noirs desseins.

Considérons ce beau soleil d'ombres!

I think really that I'm insane.

# Posté le samedi 20 juin 2009 18:26

Modifié le samedi 20 juin 2009 18:49